Une nouvelle fenêtre s’ouvre pour les étudiants, chercheurs et jeunes professionnels africains engagés dans les enjeux climatiques. Le programme Multidisciplinary Mobility for a Climate Resilient Africa (MMoCRA) 2026, soutenu financièrement par l’Union européenne, met à disposition 38 bourses entièrement financées.
À la clé : des possibilités de mobilité en master, doctorat, stage ou encore dans le cadre d’une expérience professionnelle, au sein d’un réseau universitaire associant plusieurs établissements africains à l’Université de Twente, aux Pays-Bas.
38 bourses pour répondre aux défis climatiques de l’Afrique
Le calendrier est désormais ouvert. Les candidatures au programme MMoCRA 2026 sont accessibles du 31 juillet au 15 septembre 2026 à 17h00, heure d’Afrique de l’Est (EAT). Une condition géographique est toutefois déterminante : l’appel s’adresse exclusivement aux ressortissants africains résidant sur le continent.
Cette précision réduit donc le champ des bénéficiaires potentiels, notamment pour les membres de la diaspora africaine établis hors d’Afrique.
Au-delà du financement, l’intérêt du programme réside surtout dans son orientation. MMoCRA cherche à former une nouvelle génération de compétences capables de concevoir des réponses concrètes aux conséquences du changement climatique sur les économies et les populations africaines.
Climat, énergie et agriculture au cœur de la mobilité
Le dispositif est financé par l’Union européenne dans le cadre de l’Intra-Africa Academic Mobility Scheme, mécanisme destiné à favoriser les échanges universitaires, la formation et la recherche entre établissements du continent. MMoCRA articule son offre autour de deux grands champs : « Climat et énergie » et « Systèmes agroalimentaires ».
Cette architecture traduit une réalité économique : en Afrique, l’adaptation au changement climatique ne peut être dissociée des questions énergétiques, agricoles et alimentaires.
Les formations et travaux soutenus par le programme couvrent ainsi un éventail particulièrement large. Les candidats peuvent notamment s’intéresser aux énergies renouvelables, à la durabilité environnementale, à la pollution de l’eau et de l’air ou encore à la préservation de la biodiversité.
Le volet agroalimentaire porte, quant à lui, sur l’agriculture intelligente face au climat, la sécurité alimentaire, la restauration des sols et les chaînes de valeur agricoles.
Une mobilité universitaire pensée pour renforcer les compétences africaines
Derrière ces 38 bourses se dessine un objectif stratégique : contribuer au développement de compétences scientifiques et techniques directement mobilisables face aux vulnérabilités climatiques du continent.
Le programme mise ainsi sur la circulation des connaissances et des talents entre plusieurs universités africaines et l’Université de Twente, aux Pays-Bas.
Pour les bénéficiaires, cette mobilité peut représenter bien davantage qu’une expérience académique à l’étranger : elle ouvre l’accès à des environnements de recherche, à des réseaux scientifiques et à des méthodes susceptibles d’être réinvestis dans les économies africaines.
L’enjeu est particulièrement important alors que les pays du continent doivent simultanément accélérer leur transition énergétique, sécuriser leur production alimentaire, protéger leurs ressources naturelles et renforcer leur capacité d’adaptation aux dérèglements climatiques.
Une échéance à ne pas perdre de vue
Pour les étudiants africains en master ou doctorat, mais aussi pour les candidats intéressés par un stage ou une mobilité professionnelle dans les secteurs concernés, la prochaine date clé est donc le 15 septembre 2026 à 17h00 EAT.
Avec seulement 38 places financées, la sélection s’annonce nécessairement compétitive. MMoCRA 2026 apparaît ainsi comme une opportunité ciblée pour les profils souhaitant inscrire leur parcours académique ou professionnel au croisement du climat, de l’énergie, de l’agriculture et du développement durable en Afrique.
Pour les talents africains qui veulent transformer la contrainte climatique en levier d’innovation, l’enjeu dépasse donc la simple obtention d’une bourse : il s’agit aussi d’acquérir des compétences susceptibles de participer aux transformations économiques du continent.
Critères géographiques et de résidence
Nationalité : Être ressortissant d'un État membre africain.
Résidence : Résider en Afrique au moment du dépôt de la candidature.
Régions d'intervention ciblées par les mobilités : Les projets d'études ou de recherche s'effectuent au sein d'institutions partenaires situées en Afrique de l'Est, en Afrique Centrale, en Afrique Australe et dans la région de l'Océan Indien.




